(A) VOID

Bart Vandevijvere (Courtrai, 1961)

La galerie Sofie Van den Bussche a le plaisir d’annoncer la première exposition solo “(A)Void” de Bart Vandevijvere dans sa galerie à Bruxelles.

A l’invitation de Bart Vandevijvere, le guitariste bruxellois href=”https://www.julien-tassin.com”>Julien Tassin a dialogué avec l’une des œuvres exposées.


The artist décrit son travail:

(A)VOID

Avec (A)VOID, j’évoque la tension entre le vide et l’évitement.

Le verbe “éviter” signifie “échapper” ou “éviter”. Un vide est une vacuité. Le titre de l’exposition est synonyme de fuite du vide, le vide qui est aussi embrassé. Le vide est comme un déclencheur récurrent et nécessaire de l’action. La toile nue est une feuille blanche à partir de laquelle une histoire est écrite. À partir du blanc, chaque tableau – avec moi – construit sa propre histoire. Chaque œuvre raconte l’histoire du chemin qu’elle a parcouru. Cette route n’est pas préprogrammée ou tracée, elle se conduit toute seule. Chaque tableau raconte sa propre histoire, le long de méandres, sur des bosses et des courbes, arrêté par des déviations imprévues ou auto-invitées et stimulantes qui me tourmentent et me propulsent en même temps. Souvent, les étapes précédentes inspirent les suivantes. Il y a une dualité dans mes sources d’inspiration, dans l’opus moderandi et dans l’humeur du jour. Mordu par l’art de la peinture, je fais appel à son héritage, notamment à ses chapitres abstraits. Ces réalisations – leurs différentes nuances et points de vue – sont placées les unes sur les autres et les unes à côté des autres, dans une tentative de réconciliation. Appelez ça une synthèse.

Le constructivisme, le suprématisme, l’expressionnisme abstrait, le colorfield painting et tout ce qui en découle, je leur permets d’avoir un effet sur ma forme de peinture très libre dans laquelle la peinture prend le dessus sur moi. La porte est entrouverte et les facteurs extérieurs entrent en force. Les circonstances et les coïncidences interviennent dans le débat pictural sous mon œil approbateur. Ils empêchent une œuvre d’être multipliée.

La musique contemporaine expérimentale, le jazz et l’improvisation font également partie de mes chevaux de bataille. Ils font en sorte que j’accorde une grande importance au facteur temps et au mouvement.

Le temps et le mouvement sont toutefois problématiques dès lors qu’une peinture est considérée comme achevée et que seul l’état solidifié de toute une série d’actions et de décisions devient visible. Mais je cherche toujours une réponse et une solution dans la suggestion du mouvement et de la dynamique. J’essaie d’échapper à la condition statique de la peinture en laissant le processus se lire dans ses différentes phases. Et le téléspectateur est mon partenaire.

Je suis heureux que mes œuvres aient l’air inachevées. Ils sont glissés, délavés, pas tout à fait polis. Les transparences, la peinture des petites lignes en guerre, des fentes et des zones vides, créent de l’espace et de la mobilité. Ils laissent l’œuvre respirer et prendre place.

Il n’est pas rare que j’utilise le terme Présent Continu comme poignée. Cette ouverture fait du spectateur un témoin du processus de création, qui n’est rien d’autre qu’une coïncidence entre la composition et la performance. Cependant, il y a du bruit sur la chronologie de la reconstitution du processus (clin d’œil)…

 

Bart Vandevijvere, Septembre 2021

11/11/2021 — 19/12/2021
14:00

Gallery Sofie Van den Bussche

Bart Vandevijvere

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